L’intimité familiale et l’intériorité humaine face à l’État démiurge

Me Virginie de Araújo-Recchia, dans la conférence du 14 juin 2026, expose les écrans à défendre que sont l’intimité familiale et l’intériorité humaine. Nous y voyons un réquisitoire qui, une fois déroulé, atteste de la culpabilité indéniable, incontestable d’un État possédé et démiurge.

Nous espérons que vous prendrez le temps de lire ces pages, captivantes mais aussi effrayantes, en ce qu’elles démontrent la propagation de cette gangrène. Elle convoque de nombreux témoins, spécialistes de l’enfance, historiens, professionnels du droit, philosophes, maître à penser ainsi que les représentants de la foi chrétienne. Mais aussi, des rapports de commissions indépendantes, des extraits de débats parlementaires, la volonté du législateur et les textes de loi nationaux et internationaux. Son analyse s‘ancre également dans la réalité du vécu de familles qu’elle défend.

Il est à souhaiter que le constat de ce phénomène systémique permette aux complices de sortir du déni absolu et protecteur de leur conscience et de leur carrière afin qu’ils prennent position pour la vie, le respect, l’éthique et la justice.

Nous faisons le vœu qu’elle déclenche  l’impulsion nécessaire à un engagement concret dans l’action de légitime défense, la force du rassemblement. La volonté de la société civile doit prendre le pas sur l’impuissance apprise, le corps social en se rassemblant et en s’exprimant à haute voix doit se faire entendre et désigner clairement les coupables et les complices, car il n’est pas question ici, comme vous le lirez, d’un simple délit, d’une erreur ou d’une incompétence mais d’un crime contre l’humanité dont nos enfants et nous sommes victimes.

 « Si on continue comme aujourd’hui, un jour prochain on se réveillera dans le monde Sodome et Gomorrhe ou dans l’enfer de Dante » Martine Bouillon, magistrat, Conférence de Stockholm,1997.

L’Onest offre le cadre des Comités d’éthique et d’équité qui peuvent être l’une de ces voix, un bras armé mais il faut pour cela que vous y apportiez le souffle qui leur donnera vie.

La conférence a été enregistrée, nous poserons ici le lien quand elle aura été publiée.

En voici le résumé :

Deux écrans à défendre

L’intimité familiale et l’intériorité humaine face à l’État démiurge

Actes de la conférence prononcée le 14 juin 2026 par Maître Virginie de Araújo-Recchia, Avocat et Présidente de l’ONEST, à l’invitation de l’association Catholiques de France


Cours de sexualité en classe, familles catholiques qualifiées de « radicalisées », enseignement à distance mis en cause, profanations de lieux de culte, proposition de loi « Bétharram » : ces atteintes, en apparence dispersées, obéissent en réalité à une même logique. C’est cette logique que Maître Virginie de Araújo-Recchia met au jour dans cette conférence, à partir d’une phrase du Professeur Xavier Martin, historien du droit : pour mener à bien son projet éducatif, l’État moderne doit transgresser deux « écrans » — celui de l’intimité familiale, et celui de l’intériorité humaine.

Une généalogie sur deux siècles. La conférence retrace d’abord les racines de cette entreprise, des Lumières et de la Révolution, où la famille est ouvertement disputée à l’État, jusqu’au docteur Pierre Simon, artisan méconnu du grand public mais dont l’héritage institutionnel irrigue encore les programmes actuels. Face à cette anthropologie de l’homme réduit à une « matière à façonner », la conférence oppose la tradition aristotélico-thomiste : la famille précède la cité, et l’éducation des enfants est un droit et un devoir naturel des parents, rappelé aussi bien par saint Thomas d’Aquin que par le Magistère.

Six terrains concrets. L’analyse se déploie ensuite sur les dossiers que rencontre aujourd’hui tant l’avocat que l’association  :

  • L’éducation à la sexualité (EVARS) — sa généalogie documentée, son statut juridique réel (une doctrine sans force contraignante) et les recours effectivement disponibles pour les familles ;
  • L’instruction en famille et l’enseignement à distance — la liberté d’enseignement comme principe à valeur constitutionnelle, et les discriminations parfois constatées à l’encontre des familles catholiques ;
  • L’assistance éducative et la CRIP — un guide pratique pour comprendre une information préoccupante, ses conditions de fond et le déroulement d’un rendez-vous ;
  • La profanation des lieux de culte — illustrée par les incidents de la Nuit Blanche 2026, et le cadre juridique protecteur issu de la loi de 1905 ;
  • La proposition de loi dite « Bétharram » — état des travaux parlementaires à la date de la conférence, et ses implications pour le secret de la confession, l’existence des établissements privés et l’éducation à la sexualité obligatoire.

Une réponse : l’enracinement. La conférence se conclut sur un appel à l’avènement d’une Cité organique et à l’enracinement des familles, et présente les Comités d’Éthique et d’Équité de l’ONEST, une initiative destinée à faire vivre, au plus près des personnes, les corps intermédiaires que l’État centralisé a grandement affaiblis et pour la plupart supprimés.

« Qui est déraciné déracine. Qui est enraciné ne déracine pas. » — Simone Weil, L’Enracinement, 1949

Partagez cette publication sur :

Contact Form
Logo du site
RGPD 
Logo du site

Espace en cours de construction…
mais vous pouvez nous soutenir en attendant