AUX PARLEMENTAIRES
Nous devons le projet relatif à l’aide à mourir/euthanasie à l’Eglise de la République, rejetez-le !
D’après les propos de Monsieur PEILLON et de Monsieur BAUER, les loges maçonniques françaises forment une Eglise de la République et la foi laïque est une religion à part entière.
De la même manière des loges franc-maçonnes britanniques invoquent une discrimination “religieuse” devant la Haute Cour :
Par ailleurs, il est de notoriété publique que ce texte intitulé à l’origine « projet de loi relatif à la fin de vie » a été fomenté de longue date par les loges :
https://450.fm/2023/02/09/euthanasie-laboutissement-du-projet-republicain/
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2025/05/05/deplacement-a-la-grande-loge-de-france
Vous violez la constitution française :
L’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. (….) »
Laïcité ne signifie pas dans le texte, qu’il y aurait une foi laïque, une religion, au dessus des autres religions.
Par ailleurs, Jean Jaurès affirmait, que les religions ne doivent pas faire la loi, en énonçant que « la loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne veut pas faire la loi ».
Quid de la loi sur l’euthanasie/l’aide à mourir d’origine ouvertement maçonnique (discours officiel du Président de la République en loge l’attestant) ?
La franc-maçonnerie, qui se déclare aujourd’hui comme étant de nature religieuse viole ses propres principes.
Une religion n’impose pas sa loi aux français. Soit. Donc la religion des franc-maçons ne peut pas imposer sa loi aux personnes d’autres confessions, qui reconnaissent le caractère sacré de la vie.
Nous sommes à la croisée des chemins. La FRAPAR doit tenir compte de cette contradiction fondamentale.
Tous les croyants qui considèrent que la vie est sacrée ne peuvent pas accepter cette loi imposée non pas par un Etat laïc mais par une religion, qui agissait jusque là de manière occulte.
Ainsi, en adoptant ce texte, vous faites fi de la volonté du Peuple, vous violez l’article 1er de la Constitution française et les traités internationaux en principe juridiquement contraignants.
Vous violez les principes d’éthique médicale :
Nous rappelons qu’à compter du 27 janvier 1947, le point de vue des experts en matière d’éthique médicale a été clairement exposé devant le Tribunal des médecins (experts américains Ivy et Alexander et experts allemands Leibbrand et Hoering). Ils rappelèrent des extraits du livre d’éthique paru en 1922 du Professeur Moll, une autorité internationale en matière d’éthique médicale et de jurisprudence.
Le Professeur Leibbrand a déclaré : « Le concept d’euthanasie signifie seulement que les agonisants peuvent être à un plus ou moins grand degré, aidés au cours de leurs dernières heures; (….) un mode de pensée, que j’ai qualifié de biologique, et qui constitue à mon sens une déformation diabolique du point de vue eugénique, s’est installé de plus en plus fortement dans la pensée humaine, pendant la deuxième moitié du 19ème siècle. C’est ainsi que l’euthanasie a perdu son sens réel, et s’est appliquée à l’extermination des êtres humains soit disant inférieurs ».
A la question : « Par la suite, n’essaya-t-on pas d’appliquer l’euthanasie à des malades souffrant de maladies incurables, spirituellement et mentalement morts, sans l’approbation du malade ? », le Professeur Leibbrand répondit : « C’est là un développement naturel, et dans son exécution, les rapports métaphysiques ont été d’autant plus altérés, et les réactions biologiques d’autant plus exagérées, qu’on se croyait justifié à agir ainsi. L’un des plus horribles exemples, dans le domaine de la propagande, en a été le film bien connu « J’accuse » qui traite de cette question d’une façon ni scientifique ni médicale, à propos de la sclérose en plaques ».
Ce film montre qu’une personne atteinte d’une sclérose en plaques incurable doit être tuée, plutôt que d’être maintenue en vie.
A la question : « Quel argument donne-t-on pour expliquer la diffusion générale de l’idée d’euthanasie ? », il répondit : « On parle de vie indigne de vivre ; ce concept contient l’idée que le sens de la vie est fourni par la seule vie humaine, ce que je considère comme un abaissement » (un « abaissement métaphysique de l’être humain contemporain, depuis la moitié du 19ème siècle avait-il dit plus tôt »).
A la question : « N’est-il pas précisé que les malades, et particulièrement ceux qui sont morts spirituellement, ne peuvent se rendre compte de la situation générale, qu’ils n’ont aucun contact avec l’extérieur, et qu’en conséquence, il est non seulement approprié, mais nécessaire, de supprimer les souffrances de ces pauvres créatures ? », il répondit : « Je connais cette façon de penser, et je pense que c’est l’expression radicale d’une attitude positiviste qui ne voit qu’un côté des choses ; il est impossible d’admettre cela, d’adopter cette attitude, à l’exclusion de toute opinion religieuse ou philosophique (Bayle, F. Croix gammée contre caducée : Les expériences humaines en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale, 1950, pp. 1424-1428).
Enfin, le Professeur Leibbrand déclara : « La libération n’est pas seulement la libération des souffrances, et enfin de compte, je dois remarquer que l’homme moderne, qui ne peut calmer les souffrances humaines, mais qui tente de les supprimer avec la vie de celui qui souffre, fournit là un signe bien suspect. Je pense qu’il s’agit d’un des moments les plus dangereux des médecins de ce temps. Jusqu’au 19ème siècle, la souffrance dans les nations occidentales, et dans le monde civilisé tout entier, la souffrance avait une autre signification que la simple élimination » (….) Aussi longtemps qu’un homme respire, j’essayerai la thérapeutique la plus désespérée, même si mon expérience pratique me fait croire qu’elle est inutile (Bayle, F. Croix gammée contre caducée : Les expériences humaines en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale, 1950, p. 1430).
https://dar-avocats.com/2025/06/20/quelques-principes-importants-en-matiere-dethique- medicale/
Vous violez les règles supérieures, à savoir le droit naturel
Il est possible de tirer une définition concrète du droit naturel à partir de la théologie scolastique et notamment de la Somme théologique, qui est l’oeuvre de Saint Thomas d’Aquin :
« Le premier précepte de la loi, c’est qu’on doit faire le bien, et éviter le mal, et c’est sur ce précepte que sont fondés tous les autres préceptes de la loi naturelle. »
La première inclination de l’homme est pour le bien conforme à sa nature et elle lui est commune avec toutes les substances, selon que toute substance désire par sa nature la conservation de son être. D’après cette inclination, la loi naturelle embrasse tout ce qui est un moyen de conservation pour la vie humaine, et repousse ce qui lui est contraire (manger, se défendre contre tout ce qui pourrait mettre la vie en péril, voilà des actes qui se rapportent à la loi naturelle.).
Il est donc nécessaire de s’appuyer sur les principes universels de la loi naturelle tels que :
– Préserver la vie : Toute action doit respecter la dignité et l’intégrité de la vie humaine.
– Rechercher la vérité : Les décisions doivent être éclairées par la connaissance et la raison. – Vivre en communauté : Les choix doivent favoriser la justice et le bien commun.
La loi naturelle ne peut être effacée d’aucune manière du cœur des hommes en général d’après Aristote, Cicéron, Lactance et Saint Thomas d’Aquin.
Au contraire, en adoptant ce texte vous confiez le peuple de France au prince de ce monde, à nouveau, contre sa volonté.
Vous en finissez par faire le mal et éviter le bien.
Par conséquent, je vous invite à dépasser le droit positif et le questionnement sur la seule légalité, afin de juger selon des principes plus élevés, ce qui exige une plus haute vertu.
On appelle cette vertu spéciale la gnomê, laquelle implique une certaine perspicacité de jugement.
Enfin, comme le disait Cicéron dans ses Philippiques : « Toute personne peut se tromper, seul l’insensé persévère dans l’erreur ».
Plus tard, Saint Augustin reformulera l’idée avec une connotation morale : « Il est humain de se tromper, il est diabolique de rester dans l’erreur par arrogance ».
Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à la présente,
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs les parlementaires, l’expression de ma considération distinguée.
Le 21 janvier 2026
Virginie de Araújo-Recchia